Jeudi 12 novembre 2009

Collègues de tous les composantes (UFR, IUT, IUFM , ….) , de tous les établissements,  

 

Vendredi 13 NOVEMBRE,

 

jour du vote du budget Enseignement Supérieur-Recherche à l’Assemblée Nationale,

 

PARTICIPEZ A PARIS

 

au Rassemblement devant l’Assemblée Nationale,

 

 à 10 heures, place Edouard Herriot

 

à l’appel de l’Intersyndicale Enseignement Supérieur-Recherche

 

pour exiger un autre budget permettant de répondre aux besoins de l’enseignement supérieur et de la recherche
Par SNESup - Publié dans : Actualités nationales
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Lundi 9 novembre 2009

Motion du conseil de gestion de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines

 

En cette année de commémoration de la création de la Sorbonne Nouvelle, le conseil de gestion de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines – qui contribua à la naissance de cette institution – rappelle que les quatorze composantes de notre université ont été patiemment et judicieusement pensées et créées au fil de ces quarante années. Favorable à des changements nécessaires, elle exprime toutefois son inquiétude face au schéma, proposé par l’équipe présidentielle, de trois grandes UFR.

Le gigantisme, qui risque d’être instauré par ce projet de regroupement, entraînerait de grosses difficultés dans la gestion administrative et pédagogique de ces divers pôles et une mobilité des personnels Biatoss, susceptibles d’accroître le stress et le sentiment de souffrance au travail, déjà perceptibles : il irait même à l’encontre des illusoires économies d’échelle qui inspirent le projet. Par ailleurs, ce type de schéma transdisciplinaire, voire non-disciplinaire, enlèverait à notre Université une bonne part de ce qui fait son originalité – et que nombre d'autres Universités nous envient ––, sans améliorer l'indispensable circulation entre nos différentes spécialités, à laquelle nous avons montré notre attachement.

Le conseil de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines réaffirme son attachement au lien indispensable enseignement-recherche et s’inquiète de l’instauration d’entités, présentées dans le schéma, comme uniquement pédagogiques, la recherche étant dévolue aux seuls Centres de recherche et Ecoles doctorales. Cette dichotomie, qui risque de remettre indirectement en cause le statut même des enseignants chercheurs ainsi que leurs missions, en particulier à l'étape des Master recherche, est inacceptable.

Le conseil de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines approuve la lettre concernant la réorganisation des composantes rédigée le 3 novembre par l’UFR du Monde Anglophone et demande elle aussi un moratoire d’au moins un an pour que tous les acteurs de notre établissement puissent disposer du temps et des moyens nécessaires en vue d’une véritable concertation, afin d’envisager une solution qui valorise les spécificités et les atouts de Paris 3, en les affirmant au lieu de les estomper dans un schéma simplificateur.

L’objectif de nous tous, enseignants-chercheurs, Biatoss et étudiants, n’est-il pas de « réinventer la Sorbonne Nouvelle » dans un climat de consensus efficace et serein ?

 

 

 

Pour le Conseil de gestion

La direction de l’UFR EIR

9 novembre 2009

Par UFR d'études italiennes et roumaines - Publié dans : Actualités Paris 3
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Dimanche 8 novembre 2009

ENSEIGNER : UN METIER QUI S'APPREND

 

Pour tous les jeunes, défendre et transformer la formation des enseignants


Notre conception du système éducatif, notre volonté d’aller vers une École réellement démocratique qui assure la réussite de tous les jeunes, qui lutte contre l’échec scolaire de tous les jeunes et cherche à faire que les inégalités sociales ne se transforment pas en inégalités scolaires, nous amènent à lancer cet appel pour défendre et transformer la formation des enseignants. Nous estimons que l’élévation du niveau de formation et de qualification de tous et leur reconnaissance est un impératif démocratique. Un plus grand nombre d’étudiants issus des milieux modestes doit pouvoir accéder dans de bonnes conditions à un haut niveau d’études supérieures.

 

La réforme qui se met en place contre l’avis de tous les acteurs concernés, débouchera à terme sur une ségrégation sociale plus grande et une dégradation de la formation. La suppression massive d’emplois, les dégradations de la formation, la disparition programmée des IUFM, la remise en cause du temps de formation pendant l'année de fonctionnaire stagiaire marquent l’abandon de toute ambition pour démocratiser le système éducatif. À quelques jours d’annonces dont tout laisse présager qu’elles seront néfastes pour les élèves, les étudiants, les formateurs, la Fsu demande à nouveau l'abandon de cette réforme ainsi que le retrait des textes d'application déjà publiés au profit d'une toute autre réforme.

 

Une vraie réforme de la formation doit permettre une réelle élévation de la qualification de tous les personnels d’enseignement et d’éducation, articulant exigences scientifiques et professionnalisation, intégrant dimensions disciplinaire, didactique et professionnelle. Nous appelons à construire une formation progressive et intégrée qui commence dès la licence, intègre le master et l'année de fonctionnaire stagiaire. La formation continue doit s’appuyer sur cette formation initiale et être garantie à tous dans toute la carrière.

 

Mieux former les enseignants exige de développer le lien enseignement recherche à tous les niveaux et dans tous les domaines de la formation. Nous exigeons en particulier des créations d’emplois d’enseignants chercheurs ou de chercheurs, ainsi que des moyens financiers pour que Université et leurs IUFM,,les organismes de recherche et INRP développent des thématiques trop souvent tenues à l’écart en France notamment l’histoire des disciplines, épistémologie, didactique, analyse de pratiques …

 

Nous affirmons la nécessité de conserver et développer une structure de formation spécifique aux enseignants au sein de l’Université. Les IUFM doivent être rénovés et s’appuyer sur des coopérations avec les différentes composantes d’une université et entre établissements. L’Etat doit assurer un cadrage national de la formation et l’équité sur le territoire national. La formation suppose des approches plurielles ; les équipes pluri-catégorielles de formateurs IUFM comprenant aussi des enseignants en service partagé ou des maîtres formateurs, ne doivent pas être démantelées mais au contraire élargies.

 

Nous sommes attachés au recrutement des enseignants par concours, ce qui garantit une équité sur le territoire, et au statut de fonctionnaires de l'État, leur permettant d’assurer sereinement leurs missions.

 

Nous l’affirmons, réformer la formation et le recrutement des enseignants relève d’un choix de société. Ce sont deux leviers essentiels pour transformer l’école en profondeur et revaloriser les métiers de l'enseignement et de l'éducation.

 

Nous appelons dans l'urgence les ministres à ouvrir des négociations en vue :

 

  • de mettre en place un système d'allocations d'études et de pré-recrutement

  • d’assurer une carte des formations qui permette la préparation de tous les concours

  • d’élaborer un cadrage national qui articule la mise en place de masters de qualité et une préparation aux concours de recrutement

  • de conforter le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation pour la formation initiale et la formation continuée

  • de mettre en place une année de fonctionnaire stagiaire qui comporte 60% du temps de service accordé à la formation professionnelle.

  • Un plan pluriannuel de recrutement et de résorption de la précarité

 

Par Gérard Aschieri - Publié dans : Actualités nationales
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Mercredi 28 octobre 2009

Communiqué et motions de la 13ème Coordination Nationale des Universités

27 octobre 2009, Université Paris Ouest Nanterre

 

Communiqué de presse

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.

Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.

Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en œuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.

 

Motion n°1

La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :

Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.

Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.

Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.

Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.

 

Motion n°2

La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009, en particulier son appel à la mobilisation. Comme la CNFDE, la CNU réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.

Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.

Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.

Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, elle appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

 

Motion n°3

La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.

La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.

La Coordination exige :

- La suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », et l’abrogation rapide de cette loi.

- Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.

- L’arrêt des interventions de services et directions « des ressources humaines » dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.

- La liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de recherche original.

 

Motion n°4

La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais :

- des fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant l’indépendance du service public ;

- des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;

- d’un budget en trompe-l’œil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;

La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.

 

Appel et calendrier

La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.

La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.

La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.

Par CNU - Publié dans : Actualités nationales
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Vendredi 23 octobre 2009

Le SNESup de Paris 3 condamne la démarche amorcée par l'arrêté du 31 juillet 2009 visant à établir un soi-disant "Référentiel national d'équivalences horaires". Bien loin de reconnaître et de rémunérer les très lourdes charges administratives assumées par les enseignants-chercheurs au détriment de leurs missions d'enseignement et de recherche, il s'agit d'une manœuvre pour installer la logique de la LRU :

 

  • Aucun financement supplémentaire n'est prévu pour compenser les décharges horaires, ce qui obligera chaque université à en trouver les moyens dans le cadre de son "autonomie" (modulations des services, augmentation des droits d'inscription, recherche d'autres financements),
  • Chaque université peut adopter son propre régime de décharge horaire, instituant ainsi une concurrence entre établissements,
  • Le ministère ne prévoit pas d'augmenter le nombre de BIATOSS, ce qui serait la seule manière de décharger les enseignants de leurs surcharges administratives.

Par conséquent, nous appelons les collègues à transmettre à la présidence la liste détaillée de toutes les tâches administratives qu'ils accomplissent en indiquant comment elles sont (ou ne sont pas) rémunérées à l'heure actuelle. Une copie de cette liste peut être envoyée à l'adresse snesup.paris3@laposte.net pour permettre d'en faire une synthèse.

 

Nous appelons à une assemblée générale des personnels (enseignants et BIATOSS) pour débattre de cette question, le mercredi 28 octobre entre 12 h et 14 h (Amphi A)

Par SNESup Paris 3 - Publié dans : Actualités Paris 3
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