Communiqué et motions de la Coordination nationale sur la formation des enseignants

Publié le par coordination nationale sur la formation des enseignants

Communiqué de presse de la 2e Coordination sur la Formation des Enseignants.


Pour sortir de la crise : retrait immédiat du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse


La deuxième Coordination sur la Formation des Enseignants s'est réunie ce 7 mars 2009 en Sorbonne. Elle réunissait des formateurs venus de la plupart des universités françaises, dans l'intégralité de leurs composantes (IUFM, départements, UFR) et des étudiants, avec la participation du SNESUP, du SNEP, du SNUipp et de l'UNSA-éducation. Elle a reçu le soutien de la fédération de parents d'élèves FCPE représentée par son président.


Elle se déclare solidaire de la Coordination Nationale des Universités, dont elle soutient par un vote unanime la motion intitulée « Non à la casse du service public d'enseignement de la maternelle à l'université ». Elle dénonce l'obstination du gouvernement à ne pas entendre l'ensemble des revendications portées par tous les acteurs de la communauté universitaire, au-delà de la question du statut des enseignants-chercheurs : retrait du contrat doctoral unique, refus de la précarisation systématique des emplois, exigence d'un plan pluri-annuel de recrutement, refus du démantèlement des organismes publics de recherche, et bien entendu retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Sur ce dernier point, il va de soi que la communauté universitaire dans son immense majorité est favorable à la reconnaissance de la qualification des enseignants à Bac + 5.


Une fois acté le retrait du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse et obtenue la satisfaction de l'ensemble des revendications de la communauté universitaire, il sera nécessaire d'ouvrir des discussions approfondies pour envisager une réforme digne de ce nom aboutissant à une amélioration de la formation des enseignants.


Le gouvernement s'obstine à refuser de retirer son projet, retrait pourtant reconnu par tous comme la clé d'une sortie de crise. Cette attitude est irresponsable et tous les discours qui, ces derniers jours envisagent des « solutions » transitoires, sont inacceptables et relèvent de leurres qui ne sauraient tromper personne.


La coordination FDE exige le maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l'année 2010 et demande aux présidents d'universités et aux directeurs d'IUFM l'ouverture immédiate des inscriptions pour l'année 2009-2010 pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 selon les plans de formations et les épreuves des concours actuellement en vigueur.


Elle appelle à participer aux journées de mobilisation suivantes :

-          La journée d'action en direction des rectorats le 10 mars.

-          Dans le cadre de la journée d'action du 11 mars  « de la maternelle à l'université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations.

-          La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.



Motion 1


La coordination nationale FDE observe qu'au 7 mars, à quatre mois de la fin de l'année universitaire, les étudiants qui veulent devenir enseignants et se former à ce métier n'ont aucune visibilité sur les possibilités de formation et de préparer les concours.

Elle demande l'annonce rapide par le gouvernement du maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l'année 2010.

Elle demande aux présidents d'universités et aux directeurs d'IUFM d'ouvrir immédiatement les inscriptions prévisionnelles pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 et de mettre en place dès maintenant les formations correspondantes selon les plans de formation existants.

Elle invite les collectifs d'enseignants et d'étudiants des IUFM et des universités à organiser une campagne de préinscriptions dans les prochains jours.


Motion 2

 

Au lendemain de la 5è réunion de la coordination nationale des universités, la coordination FDE s'inscrit en totale convergence avec cette dernière. En ce sens, elle partage pleinement ses revendications concernant la formation et le recrutement des enseignants mais aussi le statut des enseignants chercheurs, l'emploi et la réforme du système d'allocations des moyens à l'université, la défense des organismes de recherche.

Face aux tentatives de division du gouvernement, la CNFDE  se félicite de ces convergences, exige des réponses du gouvernement sur l'ensemble de ces revendications et appelle à poursuivre la mobilisation dans cet objectif.

Concernant la « réforme du recrutement et de la formation des enseignants », la coordination rappelle les dangers que celle-ci fait courir au service public d'éducation :

-          Une détérioration de la formation disciplinaire et professionnelle

-          Un affaiblissement de la formation continue

-          La suppression de la formation en alternance rémunérée, sous statut de fonctionnaire stagiaire

-          Une atteinte à la démocratisation du métier d'enseignant, en raison de l'absence d'un véritable plan d'aides et de pré-recrutements

-          Le développement d'un recrutement d'enseignants hors concours et /ou précaires qui remet en cause à terme le statut de la fonction publique d'Etat.

Elle proteste contre la baisse de postes au concours qui amplifie le processus de détérioration de l'enseignement et de la formation, et dénonce le désengagement de l'Etat de sa mission de service public.

En conséquence, elle exige :

-          le retrait immédiat de la réforme,

-          le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010 et des préparations à ces concours

-          le maintien des IUFM, en tant qu'école professionnelle et de leur potentiel de formation et de recherche

-          un cadrage national de la préparation aux concours de recrutement et le maintien du caractère national des concours du second degré

-          la garantie que la réussite aux concours de recrutement soit associée à l'obtention d'un poste de fonctionnaire d'État

-          l'ouverture de postes aux concours, de la maternelle à l'université, à la hauteur des besoins, déterminée par un plan pluriannuel de recrutement

-          un plan de résorption de la précarité associé à un échéancier précis.


Elle refuse toute mesure transitoire qui ne vise qu'à faire  entériner la réforme de manière déguisée et appelle à la mobilisation générale jusqu'à satisfaction de ces revendications.

Le gouvernement est affaibli par la mobilisation des universités et des IUFM, nous allons gagner !

La coordination appelle à des Assises de la formation des enseignants pour travailler ensemble à une formation de qualité.


Motion « Ensemble dans l'action pour gagner ! »


La coordination nationale sur la formation des enseignants constate que la mobilisation continue contre la « réforme des concours et de la formation des enseignants ». Les journées de grève et les grèves reconductibles, les actions en direction des écoles, des lycées, de la population sont diverses, inventives, dynamiques et se déroulent maintenant dans de nombreuses villes. Ces actions ont pour objectif le retrait de la réforme et l'ambition de faire connaître très largement nos revendications. Elle ont permis de commencer à déstabiliser les ministères concernés.

La coordination appelle l'ensemble des enseignants, des étudiants, des personnels à poursuivre les actions :


d'information et de réflexion


- Continuer à informer au sein des IUFM et des universités, par des analyses, des tracts, blogs...

- En direction des collègues des écoles, des collèges et des lycées : mettre en place des distributions de tracts, des réunions d'information dans les lycées et les circonscriptions.

- En direction des parents d'élèves et de la population : expliquer nos revendications par des tracts, des explicatifs, des actions visibles sur les lieux publics et aux portes des établissements.

- Développer l'information en direction des médias et des élus : communiqués et conférences de presse, invitation de la presse aux actions organisées ; apparition auprès des mairies et des élus ; contacter les parlementaires...

- Organiser des journées banalisées et journées portes ouvertes pour réfléchir à l'avenir de la formation. Ces actions déboucheront sur des assises de la formation.


pour constituer un rapport de force


- Bloquer la remontée des maquettes de master par des motions aux conseils, le blocage des conseils d'universités, ou au niveau des rectorats et de l'AERES.

- Développer la grève des formateurs, des personnels, des étudiants et des stagiaires.

- Pour construire la mobilisation et la grève, nous appelons aux journées de mobilisation suivantes :

-          La journée d'action en direction des rectorats le 10 mars.

-          Dans le cadre de la journée d'action du 11 mars  « de la maternelle à l'université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations..

-          La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.

 

La coordination FDE participera à la prochaine coordination nationale des universités le 16 mars.



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