Compte-rendu de l'AG des enseignants du 7 avril

Publié le par Evelyne Varieras-Payen

Compte rendu de l'assemblée générale des enseignants et enseignants-chercheurs de Paris3,

8 avril 2009 

 

 

- Coordination nationale des universités :

Les délégations à la CNU organisée à Paris 3 (Asnières) représentaient 56 universités, quelques syndicats et collectifs. Les motions appellent à la poursuite de la mobilisation sous toutes ses formes et à la radicalisation du mouvement. Elles soutiennent  la validation automatique du semestre. La CNU appelle à la manifestation du 8 avril (14h30, Denfert-Rochereau) et à des manifestations locales et régionales pendant les vacances de Pâques. Une trentaine d'universités sont en grève ou bloquées.

 

            - Actualités du mouvement :

La CPU (conférence des présidents d'université) appelle à  la reprise des cours. D'après un communiqué du CA de la CPU (2 avril), la commission de la CPU qui doit travailler sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants doit avoir pour objectif de repenser la réforme et non de la mettre en œuvre sous sa forme actuelle. Sur le statut des EC, le collectif pour la défense de l'université (dit « collectif des juristes) vient de publier une note très critique sur la 3e version du texte, qui ne garantirait pas le paiement des heures effectuées au-delà du « service de référence » en heures complémentaires. 

L'actualité du mouvement est dominée partout par des débats tendus sur la validation du semestre : certaines AG réclament la validation automatique du semestre (Paris 8, Paris 4, Rennes...), d'autres envisagent une validation sur la base des résultats du premier semestre. 

 

            - Les décisions du CA de Paris 3 : les décisions prises vendredi 3 avril suscitent de nombreux commentaires. Certains trouvent que le texte voté par le CA n'est pas clair, notamment pour ce qui concerne le nombre de semaines de cours à partir duquel cette validation serait possible. Le seuil minimum ne semble pas fixé par la réglementation ou la loi. La disposition sur les 7 semaines de cours nécessaires à la validation du semestre a suscité de vives réactions chez les étudiants. Les partisans de la validation automatique du semestre considèrent que les autorités politiques seront contraintes de l'accepter, et que la situation exceptionnelle requiert des mesures exceptionnelles. L'une des alternatives est la menace de non-validation du semestre pour tous les étudiants, mais il paraît difficile de n'ouvrir nos formations qu'aux redoublants l'an prochain, sans accueillir de nouveaux bacheliers. Certains indiquent que les CA de la plupart des universités (Paris 4 notamment) ont pris des décisions très similaires à celles du CA de Paris 3, et retenu le principe d'un rattrapage des cours. La présidente et le CA sont dans leur rôle lorsqu'ils défendent une validation du semestre qui soit la plus proche possible des conditions normales de délivrance des diplômes.

 

-         La poursuite de la grève :

* Les arguments en faveur de la poursuite de la grève totale: il est difficile d'arrêter au point où l'on en est, ce serait une forme de renoncement  alors que le coût de le grève est déjà considérable ; les modes d'action alternatifs à la grève ne marchent pas ; le gouvernement est lui aussi dans une situation difficile, même s'il joue le pourrissement.

* Les arguments en faveur d'une grève partielle, les jours de manifestation : les universités ne sont pas au centre des préoccupations du gouvernement et sont dans une situation fragile par rapport aux autres institutions d'enseignement supérieur ; à ce stade, la grève totale fragilise le mouvement, et il ne faut pas négliger les autres moyens de pression, à travers les sociétés savantes, le CNU etc...Dispenser une partie des enseignements, tout en faisant des journées de grève ponctuelles, est le seul compromis possible et acceptable à la fois par les enseignants et les étudiants.

*Certains proposent de revenir à une grève active, en organisant des ateliers de méthodologie par niveau, tout en faisant grève. Cette forme d'action est cependant difficilement compatible avec le blocage, puisque seuls les deux amphis sont accessibles.

 

Vote sur la poursuite de la grève totale : 56  pour ; 33 contre ; 6 abstentions

 

Vote sur la grève totale avec ateliers donnant des contenus de formation et permettant des apprentissages : 30 pour ; 22 contre ; 19 abstentions ; 14 NPPV.

 

Vote sur la question de savoir si l'AG des enseignants doit s'exprimer sur le blocage :

60 pour ; contre : minorité non comptée.

 

Les voix sont à peu près également partagées (environ, 40/40) sur deux motions contradictoires, l'une demandant la fin du blocage, l'autre indiquant que l'état de la mobilisation ne nécessite pas le blocage.

 

 

 

 

 

Publié dans Actualités Paris 3

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